Hyperacousie ou la dualité du silence : entre refuge et isolement
Hyperacousie ou la dualité du silence : entre refuge et isolement “Chaque bruit, même le plus léger, devient une lame de rasoir qui s’enfonce dans ma tête. J’ai dû apprendre
"J'invente le futur."
Xavier CARRIOU
Qu’est-ce qui vous a personnellement amené à vous spécialiser dans la prise en charge des acouphènes ?
Très tôt dans ma carrière, j’ai été frappé par le désarroi de patients souffrant d’acouphènes
pour lesquels la médecine classique apportait peu ou pas de solutions.
Cela m’a donné une profonde envie d’agir concrètement et de ne pas laisser ces patients seuls face à leur souffrance.
Quel rôle avez-vous choisi de jouer, aujourd’hui, dans l’évolution de la profession
d’audioprothésiste ?
Je veux accompagner notre profession vers une nouvelle spécialisation indispensable : celle d’Acouphéniste® : un audioprothésiste expert de l’acouphène.
Structurer ce savoir-faire permet non seulement d’aider les patients, mais aussi de donner du sens et de la valeur ajoutée à notre métier.
Y a-t-il une rencontre, un patient ou un événement qui a renforcé votre conviction qu’il
fallait structurer cette spécialisation ?
Oui, je pense notamment à une patiente que j’ai suivie pendant plus de 40 ans, depuis son
adolescence. Voir son cheminement, ses doutes, ses espoirs… m’a montré qu’avec de bonnes méthodes, on peut réellement transformer des vies.
Ce type d’expérience m’a convaincu que nous avions besoin d’un cadre et d’une méthodologie partagée
"Ne pas laisser ces patients seuls face à leur souffrance."
Xavier CARRIOU
Quel a été le point de départ du projet Acouphénia ? Une frustration, un besoin non
couvert ?
Le besoin était évident : il n’existait aucune approche standardisée ni réseau structuré pour prendre en charge les acouphènes de manière sérieuse et reproductible.
J’ai voulu combler ce vide.
À quoi ressemblait la toute première version du Tinnitometer ?
Un outil simple mais révolutionnaire pour l’époque.
Mais il permettait déjà de modéliser l’acouphène avec bien plus de précision qu’avec les méthodes traditionnelles.
Comment êtes-vous passé de l’outil technique au réseau de praticiens certifiés ?
L’évidence s’est imposée : un outil, aussi performant soit-il, ne suffit pas.
Il fallait former des praticiens, partager une méthode commune, et créer une communauté d’entraide.
C’est ainsi qu’est née Acouphénia.
En quoi l’approche que vous défendez aujourd’hui diffère-t-elle de la pratique courante de l’audioprothésiste ?
Traditionnellement, l’audioprothésiste pense « audition ». Nous, nous pensons d’abord «
acouphène », en identifiant précisément l’origine sonore perçue par le patient avant même de parler de correction auditive.
Quels sont, selon vous, les éléments clés pour une prise en charge réussie d’un
acouphène invalidant ?
Pourquoi militez-vous pour la création du métier d’Acouphéniste® ? Que recouvre ce titre ?
C’est un métier à part entière : il exige des compétences pointues en appareillage, en
acoustique, en counselling. C’est un spécialiste de l’acouphène avec une approche
scientifique ET humaine.
Comment formez-vous les audioprothésistes au sein du réseau Acouphénia ?
Par des formations certifiantes en petit groupe, beaucoup de pratique, et un suivi continu via notre communauté d’entraide WhatsApp.
Avez-vous un souvenir marquant d’un cas où votre méthode a permis de changer
concrètement la vie d’un patient ?
Une patiente est passée en 15 jours d’un THI de 90 à une sensation d’acouphène quasi nulle.
Elle a repris sa vie sociale et professionnelle.
C’est pour cela que nous faisons ce métier.
Qu’est-ce qui, selon vous, empêche encore certains professionnels d’adopter cette
démarche ?
La peur du changement, parfois. Ou le manque de temps pour se former sérieusement à cette approche pourtant essentielle.
Quelle place imaginez-vous pour l’Acouphéniste® dans la chaîne de soins d’ici 5 à 10
ans ?
Un maillon indispensable de la chaîne de soins. Un professionnel reconnu, en lien avec les ORL et les équipes pluridisciplinaires, qui deviendra une référence naturelle pour les
patients.
Quels sont vos projets prioritaires dans les mois à venir ?
Le déploiement international du réseau Acouphénia®, la finalisation du Tinnitometer V3® et le lancement de Tinnitag®.
Si vous aviez un message à faire passer aux jeunes audioprothésistes qui démarrent dans le métier, ce serait lequel ?
Demeurez curieux, osez remettre en cause les standards et n’oubliez jamais que votre premier objectif est d’améliorer la qualité de vie de vos patients.
Une passion ou un moment ressource qui vous aide à garder le cap malgré les défis ?
Mon moteur, c’est l’innovation. J’ai déposé plus de 40 brevets dans les domaines de l’optique
et de l’acoustique. Là où certains peignent ou sculptent pour nourrir leur inspiration, moi
j’invente le futur.
C’est cette créativité appliquée à des problématiques concrètes qui me donne de l’énergie au quotidien.
Une citation ou un principe qui vous guide dans votre travail et vos choix professionnels ?
« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »
– C’est l’esprit d’Acouphénia.
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